La Squadra azzurra, une équipe bien plus offensive qu'on ne croit di Massimo Brignolo
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I francesi iniziano a scoprire l'Italia in vista della finale di domenica sera: interessante questo articolo di Le Monde sulla natura tutt'altro che difensiva degli azzurri.
"Les clichés ont la vie dure. Et Marcello Lippi n'aime pas les clichés. Depuis le début de ce Mondial, des critiques parfois violentes concernant le style de jeu de sa Squadra azzurra ont fait la "une" de la presse internationale. Au lendemain de la difficile victoire obtenue en huitièmes de finale face à l'Australie (1-0), on a même pu lire : "L'Italie est revenue au temps des cavernes." Il a fallu attendre la demi-finale brillamment remportée face à l'Allemagne (2-0) pour que cette équipe façonnée depuis deux ans par Marcello Lippi fasse taire les critiques. Mais le sélectionneur en veut encore à ses détracteurs : "Notre jeu a été injustement caricaturé. Ceux qui évoquent le catenaccio, un football fermé, défensif, ne savent pas de quoi ils parlent. Depuis mon arrivée aux commandes de la sélection, j'ai toujours prôné la même philosophie de jeu, basée sur la prise de risques offensifs. Cette méthode ne peut évidemment fonctionner qu'avec une base défensive fiable..." Les résultats obtenus en Allemagne plaident en faveur de Lippi. Si l'Italie est effectivement impressionnante sur le plan défensif (un seul but encaissé en six rencontres), son efficacité offensive lui permet de rêver à un nouveau titre mondial, à quelques heures de la finale berlinoise. Une curiosité : les onze buts italiens ont été inscrits par dix joueurs différents. Autre détail significatif : cinq de ces buts ont été marqués par des joueurs entrés en cours de match - Vincenzo Iaquinta face au Ghana, Marco Materazzi et Filippo Inzaghi contre les Tchèques, Francesco Totti devant l'Australie et Alessandro Del Piero face à l'Allemagne. Le "coaching" de Lippi est donc d'une remarquable efficacité. Lors de la demi-finale, alors que le score était toujours de 0-0, il n'a pas hésité à faire entrer successivement trois attaquants : Gilardino, Iaquinta et Del Piero. Avec le colosse florentin Luca Toni, présent depuis le coup d'envoi, cela faisait quatre "pointes" italiennes sur le terrain - du jamais vu. Pari risqué, pari gagné
Le Monde (Francia)





